MailChimp Error: This account has been deactivated. Description et comprehension du phenomène: Kribi Beach Fashion Week (Top Model) – African Chamber of Trade & Commerce

Description et comprehension du phenomène: Kribi Beach Fashion Week (Top Model)

//Description et comprehension du phenomène: Kribi Beach Fashion Week (Top Model)

DESCRIPTION ET COMPREHENSION DU PHENOMENE

IMG_0236Le mannequinat est un métier de la mode qui permet de présenter au public les vêtements qu’on confectionne, pour attirer la plus grande clientèle. Pour cela, on a besoin de jeunes gens, avec des formes harmonieuses qui mettent en valeur le produit que l’on veut promouvoir.

Au-delà de cet aspect purement physique, le public apprécie également le vêtement par la manière dont il est présenté. Plus vous réussissez à capter l’attention, plus vous êtes un bon mannequin.

Seulement, le mannequinat exige que l’on s’exhibe, c’est-à-dire que l’on défile devant un public qui n’apprécie pas seulement le vêtement que le mannequin porte, mais aussi son corps.

Sans compter le cas de certaines tenues  transparentes et suggestives affichant les parties intimes du corps. Des accoutrements qui, on peut le dire relèvent de l’atteinte à la pudeur et de la dépravation des mœurs. Des habillements ostentatoires, se référant aux caractéristiques sexuels de la personne qui consciemment ou non, rentrent dans le jeu de la séduction, pouvant entrainer des autres, tentations et dérives.

Le mannequinat dont il est question dans votre cas est encore plus délicat : la beach fashion ou la mode du mannequinat de plage, où on presque nu. C’est assez compliqué, surtout pour ce qui est de la jeune fille. Car, ce n’est un secret pour personne : si les filles ont souvent leur sexe sagement rangé là où il est, l’homme lui, a le sien à fleur de peau. Aussi, est-il inconfortable que de jeunes filles belles s’aguichent devant eux, on dirait un sex-appel. Mais il convient de noter que dans ce contexte, on aboutit à la chosification de l’humain et son utilisation à des fins perverses.

Delegation du MINPROFF Atelier sur le Mannequinat
Delegation du MINPROFF
Atelier sur le Mannequinat

La Beach Fashion Week Top Model (KBFweek)  fait donc appel non seulement à la plage, mais aussi au tourisme et dans les cités balnéaires qui attirent beaucoup de touristes, la prostitution dont l’ampleur est relative du fait de ses diverses formes et de sa complexité, fait partie du vécu quotidien. On peut la définir, comme le fait de livrer son corps aux plaisirs sexuels d’autrui, moyennant paiement en argent ou en services divers. Elle implique généralement des femmes, des jeunes filles sans travail, des femmes abandonnées, et mêmes des étudiantes et élèves des lycées et collèges.

Parmi les causes de ce phénomène, on peut citer :

-l’extrême pauvreté ;

-le faible pouvoir économique des femmes ;

-le manque du culte de l’effort et le goût effréné de l’agent facile (la paresse);

-l’analphabétisme et la sous scolarisation des filles ;

-la dépravation des mœurs ;

-le manque de civisme. (lire le tourisme sexuel)

Alors les filles, êtes-vous prêtes à travailler comme professionnelles du sexe?

Etes-vous prêtes à venir grossir le nombre de prostituées qui peuplent la ville de Kribi ?

Etes-vous prêtes à livrer votre corps à de parfaits inconnus qui sèment tout à tout vent ? Au prix de quoi ?

Et votre dignité d’être humain ? Et votre amour propre ?

KBFweek 201
KBFweek 201

CONSEQUENCES

La prostitution a des conséquences aussi graves que néfastes : perte de dignité,  harcèlement sexuel, recul des valeurs, atteinte aux mœurs, viol, à se marier, avec pour corollaire  la recrudescence des unions libres, pour les plus chanceuses, exposition aux maladies sexuellement transmissible

Pour le cas qui nous préoccupe ce jour, il s’agit de voir la particularité avec les touristes. Voici une déclaration : « Nous aimons bien les touristes, surtout les expatriés parce qu’ils peuvent nous amener avec eux lors de leur retour et aussi parce qu’ils paient bien même s’ils nous demandent de faire des choses qui n’entrent pas dans nos mœurs  comme les partouses et surtout la sodomie. Moi j’accepte tout parce qu’il me faut de l’argent. Il n’ya pas de honte quand on doit gagner sa vie durement. », « d’autres vont même avec des chiens sous le regard de leurs maîtres », « d’autres encore sont abusées, c’est-à-dire ne reçoivent pas la contrepartie après le service rendu ».

Article 343 et 249 ainsi que la corruption de la jeunesse article 344. La prostitution est donc une forme de délinquance essentiellement féminine.

Article 344 : Corruption de jeunesse

  • Est puni d’un emprisonnement de un à cinq ans et d’une amende de 20 000 à 100 000 francs celui qui excite, favorise ou facilite la débauche ou la corruption d’une personne mineure de vingt et un ans.
  • Les peines sont doublées si la victime est âgée de moins de seize ans.

Articles 275  – 281 Ces textes punissent différentes atteintes à l’intégrité physique de toute personne, sans discrimination à l’égard de la femme et de la fille ; il s’agit des agissements volontaires ou non qui causent à leurs victimes des blessures, une incapacité temporaire ou définitive ou la mort de celles-ci. Il s’agit également, de meurtre ou d’assassinat. Les peines varient suivant la gravité des faits commis.

Outre l’amélioration du cadre institutionnel et juridique, des actions de prévention sont menées au quotidien à l’ endroit des femmes et des familles afin de juguler ce phénomène.

Causeries éducatives avec des mouvements et associations des femmes et des jeunes pour une vaste mobilisation de la société civile.

Ces organisations sont des relais indispensables et des embrayages précieux pour atteindre le plus de femmes possibles et ouvrir la voie à des initiatives susceptibles de bousculer l’imaginaire social et de faire évoluer les mentalités en vue des actions concrètes.

La jeunesse étant une cible fondamentale pour changer les mentalités et briser le poids des atavismes, des activités sont organisées dans les lycées et collèges et autres structures d’encadrement des jeunes. Il s’agit par exemple des causeries éducatives qui sont des moments de dialogue avec les jeunes pour une réflexion destinée à susciter des choix et des engagements pour des comportements responsables et citoyens.

Collaboration avec les leaders  Traditionnels et religieux

Dans la recherche actuelle pour transformer la société camerounaise en une société de paix et de tolérance, les sociétés traditionnelles jouent un rôle important dans la sensibilisation de la population, en matière de lutte contre la dépravation des mœurs et toutes formes de perversions sexuelles.

 Actions de plaidoyer auprès du parlement, des ministères et des services de l’Etat concernés par les questions de violences faites aux femmes et de prostitution.

 Le Gouvernement joue un  rôle central dans le sens de l’éradication en profondeur de ce phénomène. Le MINPROFF intervient dans le cadre de la prévention et de l’accompagnement des femmes et des filles victimes de violences liées à l’activité de prostitution. Ces actions de prévention portent sur  l’éducation, l’écoute, le conseil, l’aide et la protection des couches vulnérables. Il mène  des actions de sensibilisation et de plaidoyer en direction des décideurs et soutient   l’action de la société civile et des leaders religieux et associatifs, dans leurs actions de sensibilisation et d’encadrement des femmes et des jeunes filles.

Les interventions dans les médias

L’influence que les médias exercent sur la conscientisation des populations est réelle. C’est pourquoi, la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre les violences sexuelles à l’ endroit des femmes est régulièrement relayée par la presse écrite, les radios et les télévisions. Ainsi, outre des émissions et autres interventions dans la presse écrite et la télévision, des radios communautaires sont mises à contribution pour toucher le plus grand nombre en tant que medias de proximité.

Suivi des actions par MINPROFF

Un travail de veille et de suivi est mené au sein de nos démembrements locaux, Délégations Régionales, Départementales, d’Arrondissements et Centres de Promotion de la Femme et de la Famille, en collaboration avec les autres intervenants, forces de maintien de l’ordre, magistrats, autorités administratives et autres ministères sectoriels, dans le sens de la mise en œuvre effective de cette stratégie qui se veut collaborative et concertée.

QUESTION 4 : OU EN EST–ON AVEC LA CAMPAGNE RELATIVE A LA DECENCE VESTIMENTAIRE ENGAGEE IL Y A QUELQUES JOURS ?

Depuis 2013, Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a lancé  la campagne nationale de lutte contre l’indécence vestimentaire chez les jeunes filles, voire chez certaines femmes Compte tenu des répercussions que ce comportement déviant a sur la vie et le des jeunes filles, des familles et de la Nation toute entière, le Gouvernement a jugé utile de tirer la sonnette  d’alarme, en organisant cette campagne de lutte contre l’indécence vestimentaire, qui est à la vérité, un cri de détresse et un appel à l’action, une action de sensibilisation qui doit commencer dans les familles, pour normalement se poursuivre dans les écoles, les communautés et les églises.

Les jupettes laissant les cuisses dehors, les chemisettes arrivant à peine au nombril, exposant le bas-ventre, et les pantalons montrant le postérieur ou découpés au niveau des certaines parties du corps etc.

Enfin, les journées commémoratives dédiées à la femme, à la famille et à l’enfant, qui sont des occasions de grande mobilisation autour de ces fléaux. Occasions, ou pouvoirs publics, femmes, familles, ONGs, associations, et partenaires développement, se lèvent comme un seul homme, pour dénoncer et examiner ces mœurs et pratiques nocives, contraires aux bonnes mœurs

Les données relatives à l’ampleur de ce phénomène sont difficiles à rassembler. De nombreuses victimes hésitent à dénoncer les bourreaux qui se retrouvent parfois dans leur environnement socioprofessionnel immédiat, occupant, pour certains, des positions d’autorité.

Pourtant, les violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans la société, particulièrement lors des conflits militaires en Afrique, présentent de nombreuses conséquences déplorables pour les victimes : blessures corporelles allant des contusions superficielles à des invalidités permanentes, des problèmes de santé sexuelle et reproductive, conséquences mentales y compris la dépression, les états de stress post-traumatique, sentiment d’humiliation et de honte du fait du viol, stigmatisation ou rejet social, grossesses indésirées, déperditions scolaires des filles, risques de contamination des IST, VIH/SIDA, etc.

II – ANALYSE SITUATIONNELLE DES VIOLENCES SEXUELLES AU CAMEROUN

Les données actualisées sur la violence sexuelle au Cameroun proviennent de l’Enquête Démographique et de Santé et à indicateurs multiples réalisées par l’Institut National de la Statistique en 2011, et subsidiairement des documents du Bureau Central des Recensements et des Etudes de Population (BUCREP), notamment des recensements sur les violences faites aux femmes et le Tableau de Bord Social.

Selon la première source citée, 20% des femmes interrogées ont été forcées d’entretenir leurs premiers rapports sexuels. Cette proportion est à la hausse chez les femmes ayant eu leurs premières relations sexuelles avant l’âge de 15 ans (30%). Elle est de l’ordre de 18% parmi les femmes ayant eu leur première expérience sexuelle entre 15 et 19 ans ;

Par ailleurs, parmi celles qui ont eu leurs premiers rapports sexuels au moment du premier mariage, 21% l’ont fait contre leur gré. Le taux de prévalence se situe à 19% chez celles qui ont eu leurs premiers rapports sexuels avant le premier mariage ou la première cohabitation avec un homme.

Les jeunes femmes de 15 à 24 ans résidant en milieu rural dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua et du Sud-Ouest sont en proportion plus nombreuses que les autres à avoir été contraintes d’avoir leurs premiers rapports sexuels. Cette proportion tend à chuter chez les filles âgées de 20 à 24 ans, résidant dans les villes de Yaoundé et de Douala, dans la Région de l’Est, de même que celles de niveau d’instruction secondaire (second cycle ou plus), et celles vivant dans des ménages riches.

Il faut ajouter que dans la tranche d’âge de 15 à 49 ans, environ 03 femmes sur 10 (21%) déclarent avoir été victimes de violence sexuelle ; environ 1 tiers d’entre elles (10%) ont subi ces actes au cours des 12 mois précédant l’enquête. Il reste entendu que la proportion de femmes ayant subi des violences sexuelles à n’importe quel moment de leur vie est élevée chez les femmes en union (32%) ou en rupture d’union (43%), celles vivant en milieu rural (31%), celles résidant dans les Région du Nord (40%), du Centre (34%), du Sud-Ouest (34%), celles de niveau d’instruction primaire (34%), et celles vivant dans les ménages pauvres (33%). La Région de l’Est et les célibataires enregistrent les scores les moins élevés, avec respectivement 15% et 17%.

Le pourcentage des femmes ayant subi des violences sexuelles par type d’auteurs et selon l’âge à la première expérience de violence sexuelle et l’état matrimonial, est de l’ordre de 34%. Celles-ci ont été agressées sexuellement par leur mari/partenaire, 17% par leur ancien mari/partenaire le plus récent, 12% par leur petit ami actuel ou le plus récent, 8% par une rencontre personnelle et 7% par un étranger.

Selon le BUCREP, si le phénomène de violence sexiste est globalement en régression au Cameroun entre 2004 et 2011, passant d’un peu plus de 4 femmes sur 10 (45,1%), à moins de   03 femmes sur 10 (27,4%), les violences et agressions sexuelles, elles, affichent une tendance à la hausse. Elles touchent particulièrement les femmes en union (au moins une fois au cours des 12 derniers mois) par leur partenaire/conjoint, où elles sont passées de 65,50% à 70,0% selon les Régions.

Le Tableau de Bord Social,  enfin fait remarquer que parmi les Régions, celle de l’Est enregistre les taux les plus élevés au cours de la période considérée (85%), au rebours de la région du Nord-Ouest avec 40%. Il signale par la suite que les femmes les plus instruites (71%) et celles qui travaillent, qu’elles soient rémunérées en argent ou pas (62%) sont les plus touchées.

Ainsi les violences sexuelles sont une réalité au Cameroun, même si elles n’atteignent pas la côte d’alerte comme dans les pays qui connaissent des conflits armés et d’autres cataclysmes dont les femmes paient généralement le plus lourd tribut.

Quelle que soit la source des données, le fait constant qui se dégage est que les violences sexuelles exercées sur les femmes représentent un véritable fléau social. Les données disponibles témoignent d’un phénomène effroyable, surtout en Afrique où sévissent  des conflits armés. Elles s’accompagnent des conséquences graves qui appellent des mesures correctives d’urgence de la part des pouvoirs publics et des autres intervenants.

III – REPONSE NATIONALE

La lutte contre les violences sexuelles s’inscrivent  dans le cadre global de la stratégie nationale d’éradication du phénomène. Cette stratégie s’articule autour de trois grands axes, à savoir :

  • La prévention ;
  • La protection et le soutien aux victimes ;
  • La poursuite des auteurs/bourreaux ;

Prévention

Elle concerne le renforcement du cadre législatif et institutionnel et la mobilisation sociale dans le cadre de la sensibilisation et du plaidoyer.

S’agissant du cadre législatif, le Cameroun est signataire de tous les instruments juridiques relatifs à la protection des droits de la femme, en l’occurrence :

-La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ;

-La Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discriminations à l’Egard des Femmes ;

-La Convention contre la Torture et autres Peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (résolution 39/46 du 10 décembre 1984) ;

-La Convention relative aux Droits des Enfants et le protocole à cette convention, relatif à la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants ;

-La Charte Africaine des Droits et du bien-être de l’Enfant ;

-La Convention sur le consentement au mariage, l’âge minimum du mariage et l’enregistrement des mariages ;

-La Convention sur le travail de nuit des femmes ;

-La Convention sur les droits politiques de la femme ;

-La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes ;

-La Déclaration sur la protection des femmes et des enfants en période d’urgence et de conflit armé ;

– La Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatif aux droits de la femme (Protocole de Maputo) ;

– La Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur l’Egalité entre les hommes et les femmes.

– D’autres mesures à caractère législatif ou visant à renforcer le cadre législatif de prise en charge du fléau sont prises :

– L’internalisation progressive des instruments juridiques internationaux, dans le dispositif législatif national, à travers :

– La révision en cours du code civil (premier draft disponible) ;

– L’élaboration en cours de nouveaux textes intégrant les dispositions pertinentes de la CEDEF, à l’image du Code des Personnes et de la Famille et le projet de loi portant répression des violences basées sur le sexe.

– Le maintien dans la législation nationale de dispositions réprimant les violences en général, celles visant les femmes en particulier.

S’agissant du cadre institutionnel

 Le cadre institutionnel de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes s’améliore progressivement :

-Des comités de lutte contre les mutilations génitales féminines ont été mis en place dans le département de Manyu, du Logone et Chari, de Mayo Sava et du Mfoundi; tous ces comités ont reçu du matériel de travail (moulins, groupes électrogènes, garipots, etc) et des moyens de fonctionnement ;

-le texte régissant les CPF est en cours de révision pour intégrer des centres d’accueil des femmes victimes de violence. Du matériel a été offert par les partenaires au développement (UNFPA) dans cette perspective ; une étude est en cours en vue de renforcer les capacités techniques et structurelles des organismes de lutte contre les violences faites aux femmes de Yaoundé ;

-Un centre pilote d’accueil des femmes en détresse est mis en place dans l’Arrondissement de Yaoundé 5 ;

-La collaboration a été renforcée avec les partenaires au développement et les organisations de la société civile pour accroître l’efficacité des mesures en cours. On peut citer le programme de lutte contre les violences faites aux femmes comme un bel exemple de synergie entre le Gouvernement, la coopération française et certaines organisations de la société civile (ACAFEJ, ALVF, CIPCRE, RENATA, Women in Alternative Action, Horizon Femme) ;

-un plan de travail Annuel (PTA) consacré tout entier à la lutte contre les violences faites aux femmes a été signé, dans le cadre du Ve Programme de coopération avec l’UNFPA qui est arrivé à son terme en 2012 ;

-Des plates-formes de collaboration sont signées entre le MINPROFF et les Organisations de la Société Civile telles que CIPCRE et CIDIMUC pour une lutte concertée contre toutes les formes d’atteintes aux droits des femmes et pratiques et coutumes préjudiciables au bien-être et à la santé des femmes ;

-Des Services d’écoute sont fonctionnels dans les représentations locales du MINPROFF et dans certains commissariats et brigades de gendarmerie ;

-l’intensification de la lutte contre les violences faites aux femmes fait partie des instructions gouvernementales contenues dans la feuille de route du MINPROFF.

La prévention intègre également les activités opérationnelles :

Formation des animateurs de 15 radios communautaires et communales dans les Régions de l’Est et du Nord en montage et conduite d’émissions relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes. Ont été touchées :

  • Radio aurore (Lom et Djerem) ;
  • Radio Garoua Boulaï (Lom et Djerem) ;
  • Boumba FM (Boumba et Ngoko) ;
  • Radio communautaire de Batouri (Kadei) ;
  • Radio communautaire de Mbang (Kadei) ;
  • Radio Metong (Haut Nyong) ;
  • Radio FM (Haut Nyong) ;
  • Moloundou FM (Boumba et Ngoko) ;
  • Radio Mindourou (Haut Nyong) ;
  • Radio communautaire de Ndélélé (Kadei) ;
  • CRTV Est ;
  • CRTV Garoua (Bénoué) ;

-Radio Salaman (Bénoué)

– FM Benoué (Bénoué)

– Radio vie et développement (Bénoué).

  • Elaboration et mise à disposition d’un Guide à l’usage des relais communautaires pour la lutte contre les violences faites aux femmes ;
  • Elaboration d’une plate-forme d’intervention pour la lutte contre les violences faites aux femmes dans les Régions de l’Est et du Nord ;
  • Organisation de séances de préparation au mariage, en partenariat avec l’Association Communes et villes Unies du Cameroun (ACVUC) ;
  • Introduction progressive du genre dans les curricula de

formation (Université de Buéa, UYI, ENAM…) ;

  • Elaboration et diffusion d’un Guide d’animation des cliniques socio-juridiques ;
  • Traduction de la CEDEF en certaines langues nationales ;
  • (Bulu, Pidjin, Foulfouldé, Bamiléké) ;
  • Transmission de la CEDEF à différents membres du Gouvernement à la faveur de la campagne des 16 jours d’activités contre les violences faites aux femmes ;
  • Tenue de cliniques socio-juridiques ;
  • Renforcement des capacités des réseaux de femmes pour une meilleure prise en charge des violences faites aux femmes ;
  • Célébration de la Journée Internationale des Veuves ;
  • Célébration de la Journée Internationale de la Fille ;
  • Tenue de causeries éducatives sur les droits patrimoniaux de la femme mariée, avec l’appui technique de l’Association des Femmes Huissiers de Justice ;
  • Organisation, depuis 2007, de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, de concert avec la communauté internationale. Cette campagne peut être citée en référence compte tenu de l’importance des activités qui s’y inscrivent.
  • Organisation de deux sessions de plaidoyer à l’intention du Parlement et du Senat pour la lutte contre les MGF ;
  • Poursuite de la campagne de sensibilisation sur les violences faites aux femmes et aux filles sur toute l’étendue du territoire national ;
  • Présentation et vulgarisation du plan d’action national pour l’élimination des MGF et stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre ;
  • Sensibilisation sur les violences verbales à travers les musiques diffusées ;
  • Sensibilisation sur les violences en milieu scolaire et universitaire ;
  • Production et diffusion de supports de sensibilisation : dépliants, affiches, pins, films, CD-Rom, tee-shirts, etc.
  • émissions radio-télé ;
  • Causeries éducatives ;
  • Table-rondes ;
  • Evaluation de la mise en œuvre du plan d’action national pour l’élimination des MGF ;
  • Ecoute-conseil ;

Protection et soutien aux victimes

          On peut citer :

  • Facilitation de l’accès des femmes à la justice par l’institution des commissions d’assistance judiciaire (loi de 2009) ce qui exempte les femmes pauvres du paiement des frais de justice (huissier, avocat, etc) ;
  • L’accompagnement psychosocial des victimes ;
  • accueil et orientation ;
  • organisation des causeries éducatives et des séances d’écoute-conseil ;
  • mise en place et opérationnalisation d’un Centre spécialisé (One Stop Center) pour la prise en charge des femmes victimes de violence.

Poursuite des auteurs/bourreaux

La poursuite des auteurs se fait sur la base des dispositions de la loi, notamment le code pénal :

 Articles 275  – 281 :

Ces différents textes punissent différentes atteintes a l’intégrité physique de toute personne sans discrimination a l’égard de la femme et de la fille, il s’agit des agissements volontaires ou non qui causent a leurs victimes des blessures, une incapacité temporaire ou définitive ou qui causent la mort de celles-ci. Il s’agit des faits de blessures, le meurtre ou l’assassinat. Les peines varient suivant la gravité des faits commis.

Article 344 :

Corruption de jeunesse

  • Est puni d’un emprisonnement de un à cinq ans et d’une amende de 20 000 à 100 000 francs celui qui excite, favorise ou facilite la débauche ou la corruption d’une personne mineure de vingt et un ans.
  • Les peines sont doublées si la victime est âgée de moins de seize ans

Article 345

Est puni d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de 10 000 à 100 000 francs celui qui, ayant la garde légale ou coutumière d’un enfant de moins de dix huit ans, lui permet de résider dans une maison ou établissement où se pratique la prostitution ou d’y travailler ou de travailler chez une prostituée.

Article 360 : sur l’inceste.

Article 353 : Enlèvement avec fraude ou violence

Est puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 20 000 à 400 000 francs celui qui par fraude ou violence enlève, entraîne au détourne une personne mineure de 20 à 10 ans, même s’il le croit âgée, contre le gré de ceux auxquels appartient sa garde légale ou coutumière.

Article 356 : Mariage forcé

  • Est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 25 000 à 1 millions de francs celui qui contraint une personne au mariage.
  • Lorsque la victime est mineure de 18 ans, la peine d’emprisonnement, en cas d’application des circonstances atténuantes, ne peut être inférieure à deux ans.
  • Est puni des peines prévues aux alinéas précédents celui qui donne en mariage une fille mineure de quinze ans ou un garçon mineur de seize ans.

Article 296 : le Viol

Cette disposition du Code définit le viol comme le fait pour une personne de forcer une femme, même, pubère a avoir des relations sexuelles avec elle, à l’aide des violences physiques ou morales, et le coupable puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans.

 CONCLUSION

Les violences sexuelles sont au centre des préoccupations des pouvoirs publics camerounais. Les efforts ci-dessus présentés le démontrent fort bien. Toutefois, la complexité du problème à résoudre et la gravité de ses conséquences appellent une approche concertée. Le plus grand problème à résoudre concerne les freins culturels et les stéréotypes dont la prise en charge doit s’inscrire dans une dynamique globale de réforme structurelle et des mentalités dans la perspective d’une perception plus équitable des rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans la société.

MINPROFF

Délégation Régional du Centre

Département du Mfoundi-Yaoundé

Kribi, le 4 Aout 2016

 

 

 

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